Finalement, ce qui était redouté n’est pas arrivé : le mode de caractérisation des carences évolue peu. Il y carence uniquement lorsque l’indisponibilité des ambulanciers est constatée par le SAMU. Une carence peut être caractérisée a posteriori mais toujours avec l’accord du SAMU. C’est ce qui se pratique déjà dans beaucoup de départements.
On regrette que les ambulanciers ne soient toujours pas associés : ils devront comme maintenant demander la liste des interventions en carence pour l’étudier, sans obligation du SAMU ou du SDIS de leur communiquer. Dommage quand on sait que les carences sont un des seuls critères d’évaluation de la participation des ambulanciers à l’aide médicale urgente.
Enfin, les missions propres des SIS sont complétées. S’ajoutent désormais les situations où les victimes « présentent des signes de détresse fonctionnelle justifiant l’urgence ». Toutes les interventions dans ce cas ne peuvent donner lieu à carence même en cas d’indisponibilité des ambulanciers. Or cela recouvre des situations pour lesquelles les ambulanciers sont fréquemment missionnés par le SAMU.